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LA NAISSANCE DE FORCE OUVRIERE. AUTOUR DE ROBERT BOTHEREAU
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Le paysage français de la recherche et de l’innovation a été profondément remodelé depuis 2005 par une série de réformes majeures.
Cet ouvrage, deuxième opus d’une série annuelle, offre une vision à la fois synthétique et documentée des évolutions en cours. Il est le fruit des travaux menés au sein de FutuRIS, qui rassemble acteurs et experts de la recherche et de l’innovation.
Le lecteur y trouvera un bilan d’ensemble, ainsi que des analyses et des propositions sur plusieurs questions majeures : les besoins de la société ; les logiques territoriales,européennes, internationales ; les nouveaux outils ; les conditions d’une meilleure synergie entre la recherche publique et les entreprises ; le rôle des PME en matière d’innovation.
Mondialisation, marchandisation, hyperconcurrence : tout se passe comme si le capitalisme contemporain était en train de retourner à une forme d’état de ?nature. La parenthèse de « l’Age d’or » s’est refermée, et le capitalisme aujourd’hui, sous bien des aspects, est plus proche de celui que Marx avait sous les yeux. En se libérant progressivement des régulations qui lui avaient été imposées au fil du temps, le capitalisme revendique un mode de fonctionnement « pur ».
Ce livre commence par une analyse des deux grandes tendances du capitalisme contemporain : la baisse permanente de la part des richesses qui revient aux salariés, et la construction d’un marché mondial. Puis l’ouvrage examine la réalité des contraintes qui feraient qu’une alternative n’existerait pas. Il discute ensuite les thèses de la fin du travail, avant d’envisager les alternatives concrètes et les moyens de les faire avancer. Enfin, il aborde les conditions de la nécessaire critique des dogmes néolibéraux.
Cette démarche prend soin également de pointer les profondes contradictions du capitalisme néolibéral et les déséquilibres sociaux et géopolitiques qu’il engendre. Elle cherche à combiner une dimension théorique et une approche pratique fondée sur des interventions concrètes dans le mouvement social.
Pour beaucoup aujourd’hui, les dépenses de l’Etat-providence (retraites, assurance-maladie...) sont un coût qu’il s’agit sinon de réduire, en tout cas de contenir. Et si elles devenaient un investissement ? Un investissement dans l’avenir, non seulement pour protéger les individus contre les aléas de la vie, mais pour les aider à rester maîtres de leur destin tout en répondant aux défis économiques de demain ? C’est à cette révolution sociale et politique que nous invite le grand sociologue Gosta Esping-Andersen. (Résumé de l’éditeur)
This book examines the common challenges confronting the European Union and the United States as they reconfigure work and welfare in a new economy and struggle to develop effective and legitimate governance arrangements. Essays by leading European and American scholars demonstrate that despite institutional and political differences, the EU and the US face similar problems created by changes in productive organization, employment patterns, household structures, and social risks. They likewise face similar problems of coordinating reforms across interdependent policy domains and levels of governance, each involving a multiplicity of public and private actors. Because the issues are complex, the environment uncertain, and ready-made solutions unsatisfactory, policy makers in Europe and the US have increasingly recognized the need to accept diversity, encourage experimentation, foster collaborative problem-solving, and link multiple levels of governance. The result has been a proliferation of new forms of experimentalist governance based on various combinations of devolved decision making, information pooling and performance comparison, deliberative exploration of promising solutions or ’good practices’, and redefinition of policy objectives in light of accumulated experience. Europeans are systematically studying and debating each others’ policies and practices through the Open Method of Coordination, while American states and localities are likewise developing new mechanisms for information sharing and horizontal comparison. Hence there is now an opportunity to expand the process of mutual learning to the transatlantic region as a whole. Governing Work and a Welfare in a New Economy contributes to this project by tracing parallel trends in governance and showing how new policy solutions are emerging from such experimentation. The book’s innovative interdisciplinary approach and up-to-date coverage of current transformations in work, welfare, and governance on both sides of the Atlantic will make it required reading for scholars, students, and policy makers alike. (Résumé de l’auteur)
Respect s’inscrit dans la lignée du Travail sans qualités. À l’analyse de la perte de repères dans un monde marqué par la flexibilité répond ici une réflexion sur la construction de l’identité fondée sur la notion de respect. À quelles conditions le respect, à commencer par le respect de soi, peut-il subsister dans une société fondée sur l’égalité des chances mais où les inégalités s’accroissent ?
Tout en multipliant les exemples empruntés à l’urbanisme ou à l’univers du travail, Richard Sennett n’hésite pas à délaisser les voies classiques de la sociologie en cherchant des réponses dans ses propres souvenirs et en s’interrogeant sur ses réactions par rapport à ceux que sa réussite sociale a laissés derrière lui. Ainsi cerne-t-il trois facteurs qui sapent le respect : l’inégalité des talents, la dépendance des adultes et les formes dégradantes de compassion. Il montre notamment que les politiques de l’État providence ont échoué parce qu’elles ont administré des aides en perpétuant une culture du mépris envers les plus déshérités - une « culture d’assisté ». Face à ce constat, Richard Sennett réintroduit une notion que l’on croyait obsolète : le respect mutuel. Pour y parvenir, la contrainte est triple. Il faut encourager le respect de soi par-delà les inégalités sociales en réintroduisant dans le travail salarié les qualités propres au travail artisanal ; imaginer une culture de la réussite où la haute idée que l’on a de soi-même n’aurait pas pour contrepartie obligée le mépris des subordonnés ; et renoncer à la politique sociale du « protocole compassionnel » afin de forger de véritables liens, qui ne soient ni d’assistance ni de dépendance, mais de réciprocité.
Les conclusions de Richard Sennett possèdent une dimension politique, au sens fort du terme. La « méritocratie humaniste » qu’il prône fera grincer des dents parce qu’il accepte les inégalités tout en estimant que seul un désir d’égalité peut rendre celles-ci non seulement supportables mais utiles : l’inégalité sans désir d’égalité est génératrice de sentiment de dépendance et de honte ; accompagnée d’un désir d’égalité, elle engendre le respect partagé. (Résumé de l’éditeur)
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Dernière mise à jour : jeudi 29 mai 2008
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